Pourquoi déléguer à d'autres ce que nous pouvons faire nous même ? C'est la question que je me pose à voir fleurir des services comme Facebook, Google+, des blogs comme Blogspot, Wordpress.com, les skyblogs et les autres. A première vue, aucune raison, à part le fait que c'est simple de s'y enregistrer, et de créer en quelques clics de souris un compte capable de disposer d'un espace pour y déverser notre prose. Cela permet aussi une visibilié accrue vis de vis de milliers d'utilisateurs (voire de millions pour des outils comme FB). And so what ? Quelle est la finalité de notre quête : être vus du plus grand nombre, au risque de rogner quelques peu nos libertés dans des CGV et CLUF absolument immondes, ou préférer gérer sa vie numérique avec ces petites mains, de façon indépendante, peut-être impertinente, vis à vis de tout marchand de soupe ?
Quand je vois des utilisateurs arborrants leurs "700 amis" sur FB, au mieux je rie de cette situation Ubuesque, au pire cela me donne envie de vomir mon 4h (et donc accesoirement mon choco BN), tant cette situation est entrée dans les moeurs, et pourrit peu à peu le réseau sur des idées issues du Minitel 2.0.
Je n'aurai qu'un message : fabriquer votre propre système d'info., hébergé chez vous, soyez indépendants, et ne renoncez jamais !

L'actualité est très riche en ce moment. Entre
Comme peut-être beaucoup d'entre vous, je suis d'heure en heure l'impuissance de nos gouvernements à résorber la nouvelle crise qui s'annonce, crise économique tout d'abord (sur fond de défense d'intérêts privés), crise de confiance ensuite. La "machine" est devenue folle depuis un bon moment, et peu de gens ont les clés pour sortir de cette ornière (ou alors, ceux qui ont quelques embryons de réponses possibles ne sont pas écoutés, donc pas entendus, excusez-moi
"Pirate", un mot largement utilisé et galvaudé depuis un bon moment. De leitmotives comme "pirater c'est du vol", à vos labels "purs", les autorités compétentes de la finance, de l'industrie culturelle et de l'état ont su créer l'amalgame entre le hacking, l'aktivisme, et le simple partage d'oeuvres culturelles "entre amis" (vous souvenez-vous de l'échange de K7 il y a de cela quelques années ?) Ces instances ont su criminaliser un pan entier de la population, parce que les usages numériques actuels les dépassent sans doute, et qu'ils n'ont été capables de mettre à jour leur principe poussiéreux de droits d'auteurs, de propriété intellectuelle qui gangrènent nos sociétés depuis maintenant plus d'un siècle. Vouloir faire entrer le savoir et la culture dans une logique de marchandisation et de profit est une hérésie, et ne représente que la partie visible de l'iceberg. Les mécanismes de "culture industrielle" ne s'appliquent plus au XXIème siècle, comme ce pût être le cas au XIXème et XXème ?
Comme beaucoup d'autres, je réfléchis à "notre riposte graduée". Que les états, systèmes financiers et les entreprises "très très biens sous tous rapports" aient abandonné l'idée de demander l'avis de leurs principaux "moutons à tondre" (sic), à savoir les citoyens, ne m'étonne guère. L'arrogance de certains acteurs de notre "establishment" leur a fait perdre tout contact avec la réalité. A savoir que sans les "citoyens consommateurs" que nous sommes, ils n'ont aucune légitimité, et plus aucune raison d'être. A croire que l'heure de la déroute a sonné, et qu'il faut engranger au plus vite, avant la fin d'un monde, "leur monde".
Comment ai-je pu me perdre autant de temps, dans des contingences qui ne me regardent pas, en fait, englué comme tout un chacun à gagner ma vie ? Encore une année passée à tenter de "gagner ma croûte", dans un environnemment qui ne me resemble pas, un environnement fermé et privateur, géré par des "petits chefs" trop imbus de leur personne pour s'ouvrir un tant soit peu aux personnes qui les font manger, à savoir "les utilisateurs"...
Etant donné que j'ai n'ai pas été capable d'automatiser un tant soit peu la migration des anciens billets de blog sur ce nouveau site, que c'est long, chiant, et beaucoup trop chronophage (surtout en relisant ma prose passée d'une qualité disons... discutable), je décide de m'arrêter là, et de plutôt m'évertuer à écrire dorénavant de nouveaux papiers. Je finirai donc de retranscrire les quelques vieux articles ici repostés dans les jours qui viennent, histoire de pouvoir m'y replonger avec nostalgie certains soirs de blues, si l'idée me venait de me dire en mon fort intérieur "c'était mieux avant", ce qui est loin d'être prouvé...